Entretenir et bouturer un Pilea Peperomioides

Un petit tuto jardinage pour changer ! Pour inaugurer cette nouvelle section végétale, rien de tel qu’une plante star. J’ai nommé, le Pilea.

Avec ses faux airs de Nénuphar, cette petite plante a rejoint mon intérieur il y a quelques mois. J’ai craqué sur ses jolies feuilles rondes et sa couleur vert clair.

Avant de passer à la pratique, voici d’abord quelques infos sur ce petit bout de verdure. Le Pilea Peperomioides (pas facile à prononcer, je vous l’accorde) est une plante originaire d’Asie. Couramment appelée « plante à monnaie chinoise » ou « plante du missionnaire », le Pilea est une succulente vivace de la famille biologique des Urticacées et nous vient tout droit du sud-ouest de la Chine.

La plante fut répertoriée pour la première fois par le botaniste écossais George Forrest en 1906. Après la seconde guerre mondiale, le missionnaire norvégien Agnar Espegren rapporte des boutures en Europe, où la plante commence à se propager de jardin en jardin.

En fait, le Pilea Peperomioides est un exemple de plante qui s’est répandue parmi les jardiniers amateurs par le biais de boutures, sans être correctement connue des botanistes. Sa véritable identité n’a finalement été établie que dans les années 1980 !

Comment bouturer un Pilea Peperomioides ?

Le Pilea est une plante facile à multiplier car elle fabrique ses propres rejets. Il suffit simplement de les lui prélever. Pour cela, la plante fait deux sortes de rejets :

⇒ Le premier, est un petit bourgeon qui se forme sur la tige principale à la place des anciennes feuilles. Là, les tous petits points verts que l’on peut voir sur la photo ci-dessous.

⇒ Le second est un rejet qui se forme au niveau de la racine et qui surgit de la terre. Il s’agit de toutes ces petites plantules qui sortent du sol autour de la tige principale et jusqu’au bord du pot. Comme vous pouvez le voir, elles sont très nombreuses sur la photo suivante.

Les pousses qui jaillissent du sol sont les plus faciles à bouturer car elles ont déjà des racines la plupart du temps. Il suffit juste de s’assurer qu’elles sont assez grandes pour se développer toutes seules. Plus les plantules sont développées, plus elles ont de chances de survivre loin de la plante mère.

C’est parti pour la bouture !

Pour ce petit tutoriel, vous aurez besoin :

– d’un pot
– d’un petit contenant (un bocal en verre récupéré pour moi)
– de terreau
– de billes d’argile
– d’un couteau bien tranchant

Avant de commencer, il convient de bien observer la plante mère et les différents rejets qu’elle a produits avant de tailler quoi que ce soit. Pour ma part, je préfère attendre que les plantules aient plusieurs feuilles (au moins 4 ou 5) et une tige assez longue pour faire une bouture. Après observation, mon choix s’est donc porté sur la jolie pousse que vous pouvez voir à l’image.

Pour isoler ce rejet, je retire la terre autour en veillant à ne pas trop abîmer la tige et les racines de celui-ci.

Je coupe ensuite la tige de la plantule quelques centimètres sous la base des feuilles.

Hop ! C’est terminé. Comme vous pouvez le constater, j’ai veillé à garder un peu de racines.

Une fois la bouture coupée, je la place dans un contenant avec de l’eau. Je la garderai ainsi pendant quelques semaines (le temps que d’autres racines se déploient) avant de la mettre en pot.

Sachez qu’il est possible de passer cette étape et de mettre directement la bouture en terre. Mais j’ai préféré mettre mes précédents « bébés Pilea » dans l’eau comme il s’agissait d’une première expérience. Et puis, c’est quand même vachement sympa de voir les racines se développer au fur et à mesure…

Mise en terre d’une bouture

Voici une des boutures réalisées il y a quelques semaines. On remarque que la plante a fait de superbes racines. Celle-ci a bénéficié d’eau pendant plus d’un mois.

Pour mettre en terre la bouture, rien de plus simple. On met quelques billes d’argile au fond d’un pot (le mien est en zinc). Les billes d’argile vont favoriser le drainage dont la plante a besoin.

Ensuite, on dépose un peu terreau par dessus les billes. On termine l’opération avec l’ajout de la bouture que l’on recouvre de terreau.

Et voilà le travail ! Ces jolis « bébés Pilea » sont maintenant indépendants (j’ai réalisé deux boutures, d’où les deux pots à l’image).

Dernière étape, on les arrose suffisamment pour que les boutures se développent bien.

D’après mes recherches, il est possible de bouturer un Pilea toute l’année mais la meilleure période reste le printemps. C’est à ce moment que la plante grandit le plus rapidement et fait de nombreux rejets. Du coup allez-y, c’est le moment !

Entretenir un Pilea Peperomioides

Le Pilea n’est pas une plante qui demande beaucoup d’entretien. Il apprécie les endroits ensoleillés de la maison mais pas la lumière directe. J’ai placé le mien près d’une fenêtre orientée plein sud et c’est vrai que certaines de ses feuilles ont eu chaud… Afin que la plante ne pousse pas de façon déséquilibrée, il est recommandé de la faire pivoter de temps en temps car elle pousse vers le soleil.

Côté arrosage, cette plante n’en demande pas trop. Il est indiqué de laisser la terre sécher entre chaque arrosage car le Pilea n’aime pas les sols détrempés. Pour vous guider, regardez les feuilles ! Quand elles sont un peu tombantes, c’est qu’il est temps de lui donner un peu d’eau. Un à deux arrosages par semaine constitue un bon rythme. Et lorsque les fortes chaleurs arrivent, on arrose un peu plus abondamment.

Dernière chose, le Pilea est considéré comme non toxique pour les humains et les animaux domestiques. Bonne nouvelle, n’est ce pas ?

J’espère que ce nouveau type d’article vous aura plu et qu’il vous aura donné envie de jardiner en intérieur. Je serai ravie de connaître vos retours sur cette superbe plante graphique si certain(e)s d’entre vous en possèdent déjà !

1 commentaire sur “Entretenir et bouturer un Pilea Peperomioides

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