J’ai du mal à me définir comme minimaliste. Pourtant, j’admire cette démarche et j’en applique certains principes. J’arrive à m’identifier à ce mouvement écoresponsable mais il me manque ce déclic. Vous savez, cette prise de conscience qui change tout. Pourquoi cette difficulté à agir, à s’engager concrètement comme Marie Kondo ou les Minimalists (Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus) qui se contentent de très peu d’objets ? Certainement parce que j’ai encore envie de posséder des choses… Ce qui prouve bien que la société matérialiste déploie une force immense sur les individus et qu’il est difficile de s’en défaire. Pour l’instant, je n’arrive pas à me satisfaire de trop peu, comme Dave Bruno qui s’est lancé le défi de vivre avec 100 objets. Je n’ai pas non plus envie d’être inondée d’affaires. J’ai besoin d’un entre-deux.
Toutefois, j’ai fait un tri dans mes affaires lors de mon dernier gros déménagement. C’est généralement dans de telles circonstances qu’on en vient à se faire des réflexions du type : « J’ai trop de choses, c’est pas possible ! », « Pourquoi j’ai gardé toutes ces bricoles ? » ou encore, en parlant d’un objet perdu au fond du tiroir : « Oh je l’avais oublié celui-là ! ». Vous me suivez ? Bref, déménager, c’est souvent le moyen d’ouvrir les yeux sur l’ampleur de ses possessions.
Du coup, on désencombre, on simplifie. Ces étapes prennent du temps, mais ça vaut le coup. On éprouve alors un grand sentiment de légèreté, de bien-être et de travail accompli en se débarrassant d’une partie de ses affaires. Ce sont des petits pas et ils correspondent au mode de vie auquel j’aspire. Mais lorsque se termine le tri arrive la première difficulté : il faut résister à l’envie de remplir à nouveau tous les espaces et recoins de sa maison. Le minimalisme requiert donc un certain effort. Pour éviter de s’encombrer, d’accumuler, la clé du minimalisme est peut-être de constamment continuer à réduire ? Ou de se satisfaire des objets dont on dispose déjà ? En s’inspirant de Saint Augustin qui disait : « Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède. »
Changer n’est pas toujours facile mais ma démarche minimaliste est en cours. Je tente des choses petit à petit. Ma salle de bain, par exemple, est de plus en plus épurée tandis que ma garde-robe subit d’importantes fluctuations (je fais du tri, je vends quelques vêtements mais je craque à nouveau pour une pièce de temps à autre). Je fais donc face à quelques déconvenues mais je réalise aussi des progrès. D’où l’envie aujourd’hui de dresser une liste d’objets que je ne possède pas, pour faire le point.

Ces choses que je ne possède pas :
Une télé : Non, nous n’avons pas de télévision. Je n’ai pas eu de télé pendant la majeure partie de ma vie adulte et j’aime la vie sans elle. Il n’y a pas de publicités qui me vendent des trucs, pas de soirées qui commencent en zappant… Cependant, nous possédons un vidéo-projecteur sur lequel nous connectons nos ordinateurs pour nous permettre de regarder les programmes de notre choix.
Un lecteur DVD : Un de nos ordinateurs est équipé d’un lecteur DVD que nous n’utilisons quasiment jamais. Nous n’avons pas non plus de console de jeu, ni de chaîne hi-fi.
Un micro-ondes : Ils prennent de la place et le problème des ondes électromagnétiques est encore douteux (cet article du magazine Parents préconise par précaution de s’éloigner du micro-ondes pendant qu’un plat chauffe). Si nous devons réchauffer quelque chose, nous utilisons une casserole ou le four.
Du petit électroménager : cafetière, grille-pain, friteuse, appareil à croque-monsieur, plancha, service à fondue, appareil à raclette, rice-cooker, extracteur de jus et autres machines ne font pas partie de nos indispensables dans la cuisine. Lorsque nous avons besoin d’un des objets mentionnés précédemment, nous les empruntons à nos proches. Il est aussi tout à fait possible de faire appel à des sites de prêt entre personnes tels que Mutum ou Pretik comme je l’indiquais dans mon article 5 actions concrètes pour agir écolo.
Des CD de musique : Des objets que je n’achète plus depuis de nombreuses années, car il est maintenant facile d’écouter de la musique grâce à des services de streaming.
Des DVD : Je n’en ai jamais vraiment acquis, même à l’époque où le minimalisme ne m’intéressait pas. Aujourd’hui, nous possédons quelques DVD mais il s’agit de cadeaux. Si nous voulons regarder un film ou une série, nous utilisons les plateformes de streaming ou de téléchargement.
Un sèche-linge : Nous avons une machine à laver, mais pas de sèche-linge. Le soleil, le vent et un étendoir font très bien l’affaire !
Un sèche-cheveux : J’essore mes cheveux avec une serviette, puis je les laisse sécher naturellement. Retrouvez ma routine capillaire en détail ici.
Des appareils de sport : vélo d’appartement, luge, skis ou rollers, nous ne possédons aucun nécessaire sportif. Ah si ! Juste un tapis de yoga.
Du matériel de bricolage : Nous avons quelques objets de base pour bricoler mais pas de machines type perceuse, visseuse ou ponceuse… Comme pour le petit électroménager, nous empruntons ce dont nous avons besoin à notre entourage.
Des produits de beauté chimiques : Nos produits d’hygiène sont réduits au (presque) minimum. Pour tout savoir sur ma routine peau, rendez-vous ici.
Des produits de nettoyage chimiques : Passer au nettoyage écologique est non seulement plus sain et plus sûr, mais ça permet d’avoir moins de produits différents sous l’évier ! Nous utilisons majoritairement du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude et du savon noir pour faire le ménage.

Voilà pour cette liste. Elle est le fruit de mon expérience et en aucun cas un objectif à atteindre ! Selon nos centres d’intérêts et notre parcours, certaines choses sont plus précieuses et utiles que d’autres. A chacun d’ajuster cette liste selon ses besoins (ou pas).
J’estime pour ma part que je peux encore améliorer ma démarche minimaliste. Cependant, il y a certaines affaires dont je ne peux me séparer pour le moment. Le web est inondé d’images d’intérieurs sobres et de placards dépouillés. De nombreux minimalistes se séparent de leurs livres, mais c’est impossible pour moi. Cela me rendrait trop triste… L’objectif du minimalisme réside avant tout dans l’envie de se simplifier la vie et d’être heureux, non ?
Et vous ? Quels sont les produits et objets que vous ne possédez pas ? Vous intéressez-vous au minimalisme ? Je suis curieuse de connaître vos pensées sur le sujet. N’hésitez pas à me laisser un commentaire ci-dessous !





















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