5 romans sur fond violet

Mes lectures #5 – Coups de cœur des dernières années

Ça fait un petit moment que je ne vous ai pas parlé littérature sur le blog. Il fallait y remédier car la lecture, c’est quand même une activité détente fabuleuse, surtout en cette saison automnale. Qu’il est bon de se blottir dans son canapé avec un bon bouquin !
Pour cet article, réalisé en collaboration avec momox-shop, j’ai décidé de vous parler de livres que j’ai particulièrement aimés ces dernières années. Certaines lectures datent un peu mais elles résonnent toujours en moi aujourd’hui. On y va ?

1. De la beauté, Zadie Smith

J’avais eu l’occasion de me pencher sur Sourires de Loup au cours de mes études, mais j’ai vraiment découvert Zadie Smith (écrivaine britannique, fille d’un père anglais et d’une mère jamaïcaine) avec Swing Time (2016) et De la Beauté (2005). Ce dernier livre raconte l’histoire des familles Belsey et Kipps dont les patriarches, Howard et Monty, sont deux professeurs d’université qui se querellent.

On suit l’évolution des membres des deux familles gravitant autour de cet univers académique, mais se heurtant aussi à différentes cultures et milieux sociaux. J’ai dévoré ce livre pour plusieurs raisons. C’est un roman réaliste, intelligent et drôle. Zadie Smith a construit des personnages complexes dont elle a vraiment su capturer l’essence. Je ne vous en dis pas plus et vous recommande chaudement ce livre aux multiples facettes qui parle aussi bien du rappeur Tupac que du peintre Rembrandt.

« Zora Belsey serait incapable d’écrire un poème même si Emily Dickinson en personne sortait de sa tombe, braquait un pistolet sur sa tempe, et lui en donnait l’ordre. »
De la Beauté, de Zadie Smith, page 213

2. Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie

Figure internationale du féminisme, Chimamanda Ngozi Adichie est une autrice à succès nigériane. Son troisième roman, Americanah, paru en 2013, fut une immense révélation pour moi. Avec une intrigue se déroulant sur trois continents, ce roman raconte l’histoire d’Ifemelu et d’Obinze. Ils sont amoureux et font leurs études à Lagos. Mais la jeune Ifemelu a l’opportunité de partir s’installer aux États-Unis grâce à une bourse. Obinze finit par émigrer en Angleterre peu de temps après.

À tour de rôle, on suit leur parcours, leur découverte du monde occidental, leurs succès et leurs mésaventures… Ce roman est tellement riche et foisonnant qu’il est difficile de le placer dans une seule catégorie ! Les questions d’identité, de racisme et d’injustice sont évoquées mais également la thématique universelle de l’amour. Le tout dans un style sublime. J’ai adoré Americanah, je vous le conseille grandement.

« La solution la plus simple au problème de la race en Amérique ? L’amour romantique. Pas l’amitié. Pas le genre d’amour sûr, superficiel, dont l’objectif est de préserver le confort des deux personnes. Mais le véritable amour romantique profond, celui qui vous affole et vous laisse pantelant, qui vous fait respirer à travers les narines de votre bien-aimé. »
Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, page 313

3. L’amie prodigieuse, Elena Ferrante

Le début d’une saga incroyable que j’ai littéralement engloutie ! Et je ne suis pas la seule, vu l’engouement qu’a provoqué la parution de L’amie prodigieuse (2011). Cette saga raconte l’histoire de Lila et Lenù, deux petites filles issues d’un quartier populaire de Naples dans les années 1950 que nous suivons sur quatre tomes jusqu’à leur soixantaine.

Ce premier volet se focalise sur l’enfance et l’adolescence des deux amies, qui sont aussi rivales. Car il s’agit bien d’une amitié conflictuelle entre Lila et Lenù. Et on comprend au fur et à mesure, qu’elles tentent toutes deux d’échapper à leur classe sociale tout en questionnant leur condition de femme. C’est dramatique, c’est puissant, c’est politique. Vous l’aurez compris, je vous recommande vivement cette quadrilogie. J’ai plongé avec bonheur dans toute la saga. Un voyage en Italie sans bouger de chez soi, plutôt magique non ?

« Moi, je ne tomberai jamais amoureuse de personne et je n’écrirai jamais, mais alors jamais, de poésie.
– Je te crois pas.
– C’est pourtant vrai.
– Mais des hommes tomberont amoureux de toi.
– Tant pis pour eux. »
L’amie prodigieuse, Tome 1, de Elena Ferrante, page 186

4. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

Dans un autre style, j’ai tout autant aimé ce roman qui est un classique de la littérature américaine. Publié en 1960, ce livre est raconté du point de vue de Scout, une petite fille de six ans qui vit en Alabama avec son grand frère Jem et leur père Atticus. Atticus Finch est un avocat respecté dans la petite ville de Maycomb, qui doit défendre Tom Robinson, un homme noir, accusé d’avoir violé une femme blanche.

Ce roman traite de racisme, de justice, de tolérance et ceci à travers les yeux innocents et naïfs de la petite Scout. Un récit aux thématiques profondes et au style magnifique qui m’a transporté et auquel j’ai longtemps repensé par la suite. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur a reçu le Prix Pulitzer (bien mérité !) et a été adapté en film en 1963 avec l’élégant Gregory Peck dans le rôle d’Atticus Finch. Et pour info, la suite du livre a été publiée en 2015 sous le titre : Va et poste une sentinelle.

« Notre père ne faisait rien. Il travaillait dans un bureau, pas dans un drugstore. Il ne conduisait pas un camion-poubelle, il n’était pas shérif, il n’était pas fermier ni garagiste ni quoi que ce soit susceptible de soulever l’admiration. En plus, il portait des lunettes. »
Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, de Harper Lee, page 152

5. Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan

Je termine cette sélection avec un livre que j’ai beaucoup offert suite à sa lecture et qui m’a permis de découvrir l’écriture de Delphine de Vigan. Je crois maintenant posséder quasiment tous ses romans ! Rien ne s’oppose à la nuit (2011) est un roman autobiographique puisqu’il dépeint la relation de l’auteure avec sa mère, Lucile, souffrant de maladie mentale.

J’ai été captivée par ce récit très personnel. C’est une histoire triste, oui. Mais c’est une histoire vraie, merveilleusement bien écrite qui dépeint avec justesse les joies et les tourments d’une famille, celle de Delphine de Vigan. Je vous invite à lire ce livre magnifique et intense qui a reçu de nombreux prix (dont le Renaudot des lycéens en 2011) et tous les autres romans qu’elle a écrit depuis. Je pense notamment aux excellents D’après une histoire vraie (2015), et Les enfants sont rois (2021). Deux autres coups de cœur pour moi.

« Écrire sur sa famille est sans aucun doute le moyen le plus sûr de se fâcher avec elle. »
Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan, page 220

J’espère que cette sélection de livres vous inspirera pour cette fin d’année, et notamment pour la saison des fêtes 😉
N’hésitez pas à me faire part de vos coups de cœur littéraires dans la partie « commentaires », j’adore découvrir de nouveaux livres !

 

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